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Salaires, conditions de travail, reconnaissance: les policiers d'Alliance manifestent à Paris
Salaires, conditions de travail, reconnaissance: les policiers d'Alliance manifestent à Paris / Photo: © AFP

Salaires, conditions de travail, reconnaissance: les policiers d'Alliance manifestent à Paris

Plusieurs milliers de policiers ont manifesté mardi à l'appel du syndicat Alliance de l'avenue des Champs-Elysées à l'Assemblée nationale pour réclamer entre autres des revalorisations salariales, de meilleures conditions de travail et une augmentation des effectifs.

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"Les revendications sont simples: aujourd'hui on n'arrête pas de nous dire qu'on considère et qu'on respecte le policier mais en termes d'augmentation de salaires, il n'y a rien", a expliqué à la presse Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d'Alliance, composé majoritairement de gardiens de la paix et de policiers adjoints (agents contractuels).

"Le risque est de plus en plus accru pour les policiers, le métier est de plus en plus dangereux et pourtant la prime de risque n'a pas augmenté depuis 2019", a-t-il ajouté, annonçant être reçu au ministère de l'Intérieur à 15H00.

Les syndicats Alliance et Un1té police FO, qui avaient manifesté ensemble le 30 juin, sont sortis "insatisfaits" d'une rencontre sur des questions budgétaires avec le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez le 4 septembre.

Le cortège s'est élancé peu après midi de l'avenue des Champs-Elysées pour rejoindre l'Assemblée nationale sous une pluie de confettis bleus et un concert de sifflets.

Les manifestants sont venus de "Lille, Marseille, Lyon, Perpignan, Strasbourg, Nice, Bordeaux... toute la France", a énuméré Yoann Maras, délégué national Alliance, annonçant 10.000 manifestants.

"On en a ras-le-bol ! Le métier est en souffrance, les collègues ne joignent plus les deux bouts à la fin du mois et les spécificités ne sont pas reconnues", peste une policière corse qui a souhaité témoigner anonymement, comme les autres agents interrogés par l'AFP.

Les policiers demandent "des effectifs, du matériel, plus de sécurité, plus de moyens", complète une gardienne de la paix en poste à Perpignan, portant un tee-shirt noir avec un A brodé sur la poitrine, comme la plupart des participants.

Une des revendications portait sur la création d'un statut pour les agents de police technique et scientifique, réclamée "depuis vingt ans", souligne Luna Debbiche, déléguée nationale adjointe.

"C'est une filière indispensable à la police nationale. On travaille parfois sur des scènes de crime très dures", ajoute-t-elle. "On a du mal à comprendre comment on peut lâcher des millions (d'euros) à des personnes et ne pas faire un geste pour d'autres".

De son côté, Un1té police FO organise des actions quotidiennes depuis le 4 septembre comme des "jetés de menottes, des rassemblements et des barbecues de la colère", a-t-il indiqué à l'AFP.

Mardi, des policiers d'Un1té ont mené des "contrôles zélés" aux aéroports de Roissy et Orly, ainsi qu'à la gare du Nord à Paris.

I.al-Rashed--BT