Bourses mondiales: l'Europe clôture en baisse, Wall Street touche de nouveaux records
Wall Street a terminé sur de nouveaux sommets vendredi, faisant fi des nouvelles tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, tandis que les Bourses européennes ont clôturé dans le rouge, plus prudentes face à l'incertitude géopolitique.
A la Bourse de New York, le Nasdaq (+1,71%) et l'indice élargi S&P 500 (+0,84%) se sont respectivement établis à 26.247,08 et 7.398,93 points en clôture, de nouveaux records. Le Dow Jones est resté proche de l'équilibre (+0,02%).
"Aucune mauvaise nouvelle ne semble pouvoir freiner ce marché", observe auprès de l'AFP Sam Stovall, de CFRA. "Même pas la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran."
Des affrontements ont éclaté vendredi dans le détroit d'Ormuz entre les Etats-Unis et l'Iran, au moment où Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin au conflit.
"Mais les investisseurs (américains) ne se laissent pas décourager par une éventuelle faiblesse conjoncturelle future", remarque Jose Torres, d'Interactive Brokers.
"Compte tenu des gains récents" Sam Stovall estime toutefois qu'un "repli du marché dans un avenir proche" ne serait pas "surprenant".
La place américaine n'a pas non plus été chamboulée vendredi par la publication d'un indice mesurant le moral des consommateurs américains, qui a atteint un plus bas historique face au coût de la vie.
Et les investisseurs ont salué vendredi le rapport sur le marché du travail en avril aux Etats-Unis, qui a montré la création de 105.000 emplois le mois dernier (contre 60.000 anticipé).
Sur le Vieux Continent, en revanche, les doutes ont gagné les esprits.
Les indices européens ont terminé dans le rouge, à l'image de Francfort (-1,32%), Paris (-1,09%) et Londres (-0,43%). Seule la Bourse de Milan est restée stable (-0,00%).
En Europe, les opérateurs sont restés focalisés sur la situation au Moyen-Orient, qui reste "floue et ne devrait pas se clarifier rapidement", relève Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
- Légère hausse du pétrole -
Les cours du pétrole ont terminé en petite hausse vendredi, malgré les nouveaux accrocs au cessez-le-feu au Moyen-Orient.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a pris 1,23% à 101,29 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a gagné 0,64% à 95,42 dollars.
Les prix restent nettement inférieurs à ceux observés il y a une semaine.
Pour l'instant, "le marché donne une chance à la paix", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
"Même en cas d'accord, toutefois, les prix du pétrole ne devraient baisser que de manière limitée dans un premier temps, car un retour à la normale n'est pas à prévoir pour l'instant", prévient Barbara Lambrecht, de Commerzbank.
- Expedia expédiée -
A Wall Street, la plateforme de réservation de voyages Expedia (-9,02% à 229,98 dollars) a souffert de prévisions jugées décevantes par les investisseurs pour le trimestre en cours. Ses résultats pour les trois premiers mois de 2026 se sont également révélés inférieurs aux anticipations des analystes.
A l'inverse, le site de location immobilière de courte durée Airbnb (+0,73% à 141,49 dollars) a terminé dans le vert, aidé notamment par un chiffre d'affaires au-dessus des attentes pour le premier trimestre.
- Commerzbank coupe dans ses effectifs -
La banque allemande Commerzbank a dévoilé vendredi un plan de départs de 3.000 salariés et réaffirmé sa volonté de conserver son indépendance face à l'offre de reprise hostile officialisée mardi par l'italienne UniCredit pour 35 milliards d'euros.
Pour 2026, elle a relevé à "au moins 3,4 milliards d'euros" son objectif de résultat net, après avoir fait état vendredi d'un solde en progression annuelle de 9% à 913 millions d'euros au terme du premier trimestre, supérieur aux attentes des analystes sondés par Factset.
Les investisseurs n'ont toutefois pas été convaincus: le titre a perdu 3,98% à 35,44 euros à Francfort.
E.al-Noaimi--BT