BMW confirme une restructuration de ses effectifs après un deuxième trimestre en net recul
Le géant de l'automobile BMW a confirmé jeudi un plan de restructuration de ses effectifs pour regagner en compétitivité, sans en préciser l'ampleur, après avoir enregistré une chute de plus d'un tiers de son bénéfice net au deuxième trimestre.
Mercredi, une source au sein de l'entreprise a indiqué que BMW souhaite supprimer 8.000 emplois d'ici à 2027 via un programme de départs volontaires, un chiffre que le président du directoire, Milan Nedeljković, n'a pas souhaité commenter lors d'une conférence de presse.
Le nouveau patron de BMW depuis mai s'est borné à souligner la volonté de "réorienter fondamentalement" la "façon de travailler" du groupe, en s'attaquant, au-delà des effectifs, aux processus de vente, de réception, de production et de développement. "De nouvelles compétences seront créées, les rôles redéfinis, les entités organisationnelles regroupées", a-t-il expliqué.
Le groupe de Munich a fait état jeudi d'un bénéfice net en baisse de 34,9% sur un an à 1,2 milliard d'euros, à cause de la concurrence accrue en Chine, mais également des tarifs douaniers américains qui ont pesé sur ses marges.
Ces chiffres "ne sont pas satisfaisants", a souligné M. Nedeljković, pointant que "de nouveaux concurrents s'implantent également plusieurs marchés d'Asie-Pacifique, d'Amérique latine et d'Europe".
Face à ces difficultés, le groupe veut réduire ses effectifs: selon une source au sein de BMW, quelque 40.000 des 85.000 salariés de BMW en Allemagne, hors personnels de production, recevront à partir d'octobre une offre de départ volontaire.
Egalement rattrapé par la crise touchant l'automobile, le premier groupe européen Volkswagen envisage jusqu'à 100.000 suppressions de postes, et le rival direct de BMW dans le haut de gamme, Mercedes-Benz a également lancé un programme de départs volontaires.
Comme ses concurrents allemands, le groupe de Munich voit ses résultats se dégrader de mois en mois en grande partie à cause de la concurrence sur le marché chinois où ses livraisons de véhicules ont plongé de 30,2% sur un an au deuxième trimestre.
La pression exercée sur les prix par les constructeurs locaux pèse lourdement sur la rentabilité de BMW dont la marge opérationnelle du segment automobile s'est établie à 2,3%, contre 5,4% un an plus tôt, et bien loin du niveau autour de 8% qui était la norme dans le passé.
Pour l'année 2026, le groupe prévoit une rentabilité pour son activité automobile comprise entre 1 et 3%, un niveau historiquement bas pour un constructeur de véhicules haut de gamme.
Vers 08H10 GMT, les investisseurs se montraient plutôt optimistes, l'action de BMW prenant 1,16% à 61 euros.
G.al-Maskati--BT