La Bourse de Paris termine en baisse, le luxe sous pression
La Bourse de Paris a terminé en baisse mercredi, les investisseurs privilégiant les prises de bénéfices malgré une inflation américaine rassurante, tandis que les tensions au Moyen-Orient et le net repli du secteur du luxe ont pesé sur l'indice vedette.
L'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,46% à 8.674,94 points. La veille, l'indice vedette parisien avait perdu 0,13% à 8.714,94 points.
Les principales places européennes étaient d'abord orientées à la hausse après la publication d'un rapport sur l'inflation américaine "qui est ressorti exactement conforme aux attentes du marché", note Neil Wilson, de Saxo UK.
Le ralentissement des prix à la consommation aux Etats-Unis s'est confirmé au mois de juillet, profitant d'une pause dans le conflit au Moyen-Orient qui a eu un impact positif sur les prix de l'énergie. L'indice CPI a marqué une légère baisse en juillet, pour s'établir à 3,4% sur un an.
"L'amélioration reste modeste" et les prix élevés, "mais l'inflation demeure remarquablement maîtrisée pour une économie ayant absorbé un choc majeur sur les matières premières", souligne Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM.
Pour Andreas Lipkow de CMC Markets, les investisseurs ont ensuite profité des "chiffres de l'inflation américaine pour procéder à des prises de bénéfices un peu plus marquées" sur les Bourses européennes.
La situation au Moyen-Orient reste également au coeur des préoccupation des investisseurs, les économies européennes restant très exposées aux prix de l'énergie.
Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit d'Ormuz et allaient le "garder".
Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.
Le prix du pétrole Brent, considéré comme la référence mondiale, reste proche du seuil symbolique des 90 dollars, évoluant au gré des informations sur la situation au Moyen-Orient.
Le luxe voit rouge
Au tableau des valeurs, le luxe s'est affiché nettement dans le rouge, EssilorLuxottica perdant 4,28% à 164,40 euros, Kering lâchant 3,79% à 272,75 euros, LVMH cédant 2,89% à 464,95 euros et Hermès reculant de 2,46% à 1.603 euros.
"Le deuxième trimestre n'a apporté qu'une amélioration limitée du sentiment à l'égard du luxe européen", estime Do-Hyun Yoo, analyste pour la Deutsche Bank.
Selon lui, "les valeurs gagnantes sont restées celles relativement épargnées par les vents contraires persistants qui affectent le secteur, notamment l’absence d’amélioration significative en Chine".
T.al-Wazzan--BT