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Patrick Martin (Medef) craint la reconduite au moins partielle de la surtaxe d'IS en 2027
Patrick Martin (Medef) craint la reconduite au moins partielle de la surtaxe d'IS en 2027 / Photo: © AFP/Archives

Patrick Martin (Medef) craint la reconduite au moins partielle de la surtaxe d'IS en 2027

Le président du Medef Patrick Martin a indiqué lundi s'attendre à une poursuite de la surtaxe d'impôt sur les sociétés (IS) pour les grandes entreprises en 2027, indiquant que son mouvement y était "totalement opposé".

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"On est assez inquiets (...) on comprend qu'il y a des réflexions assez avancées de la part du gouvernement pour reconduire, peut-être sur un format un peu réduit, cette surtaxe d'IS, et on y est totalement opposés", a remarqué M. Martin lors d'une conférence de presse.

Alors que le conseil exécutif du Medef a été reçu le 15 juin à déjeuner par le Premier ministre Sébastien Lecornu, "cela fait partie des sujets qu'on a abordés en nous désolant que la parole de l'Etat ne soit pas tenue", a noté M. Martin lors d'une conférence de presse.

La surtaxe, qui rapporte environ 8 milliards d'euros par an, avait été mise en place en 2025, normalement pour un an, et a déjà été reconduite cette année.

"Si le crédit politique de l'Etat est altéré c'est parce que bien souvent il ne tient pas ses engagements", a-t-il ajouté.

Selon le président du Medef, "la théorie selon laquelle cette surtaxe ne serait pas grave parce que ça ne concernerait que 400 entreprises, ça ne tient pas la route: il y a un effet de ruissellement" sur les entreprises plus petites, a-t-il soutenu.

Il a reconnu que critiquer la surtaxe "n'était pas une cause facile à défendre", face aux accusations de "soutenir les ultra-riches: mais on parle d'entreprises, là, pas d'actionnaires", a-t-il relevé.

"De même, a-t-il ajouté, on n'est pas très optimistes sur la mise en œuvre de l'engagement pris par les gouvernements successifs de reprendre la trajectoire de suppression de la CVAE", un impôt de production qui devait être entièrement supprimé sur le quinquennat et ne l'a été qu'à moitié.

"On a des gouvernants qui prennent des mesures qui vont à l'encontre de leurs convictions", a relevé M. Martin à l'égard des récents gouvernements du bloc central, qui ont dû passer des compromis avec le parti socialiste pour obtenir le passage des deux derniers budgets.

"Alors que la bataille économique est d'une rudesse incroyable", M. Martin a estimé "qu'à un moment donné, (y compris) en termes de moral (des chefs d'entreprises) on va atteindre les limites de l'exercice".

O.al-Shaikh--BT