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Soupçons de corruption : le parquet national financier enquête sur les activités de Thales en Azerbaïdjan
Soupçons de corruption : le parquet national financier enquête sur les activités de Thales en Azerbaïdjan / Photo: © AFP/Archives

Soupçons de corruption : le parquet national financier enquête sur les activités de Thales en Azerbaïdjan

Le parquet national financier (PNF) enquête depuis juin 2023 sur des soupçons de corruption autour des activités à l'étranger, notamment en Azerbaïdjan, du groupe Thales, dont les locaux dans plusieurs pays ont été perquisitionnés, a-t-on appris vendredi auprès du parquet, confirmant une information du Monde.

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Ces soupçons portent sur "des opérations de vente de matériel militaire et civil à l’étranger", a précisé le parquet, confirmant les informations du quotidien selon lesquelles des perquisitions avaient été menées au sein du géant français de l'industrie et de l'armement en juin 2024.

Sollicité, le groupe Thales n'a pas souhaité commenter une procédure en cours.

L'article du Monde, publié vendredi, fait le lien avec le cas d'un ancien employé de Thales en Azerbaïdjan, Mehmet Sahan, dont le même journal avait révélé jeudi qu'il était détenu depuis février 2022 dans ce pays pour des détournements de fonds au détriment de son ancien employeur.

M. Sahan, de nationalité franco-turque, estime être victime de rétorsion pour s'être "intéressé d’un peu trop près à de possibles circuits de corruption du groupe d’armement français dans ce pays du Caucase", écrit Le Monde, détaillant les circuits complexes mis en place par Thales dans ce pays il y a une quinzaine d'années.

Jeudi, le Quai d'Orsay avait dit suivre "avec attention" la situation de Mehmet Sahan.

Selon les informations du journal français, cet homme a dirigé pendant sept ans le bureau de Thales en Azerbaïdjan avant d'être licencié pour faute grave pour détournement d'environ 5 millions d'euros de frais de fonctionnement.

M. Sahan, qui conteste ces accusations, a été définitivement condamné en avril 2026 en Azerbaïdjan à dix ans de prison et à quatre millions d'euros de dommages et intérêts pour détournement de fonds et faux.

Sur le fond du dossier, le porte-parole du Quai d'Orsay ne s'est pas prononcé. Il n'a pas non plus répondu sur l'état de santé du prisonnier, qui serait très malade, selon Le Monde.

Concernant M. Sahan, Thales a indiqué à l'AFP déplorer "la diffusion répétée d'insinuations et d’allégations erronées, sans aucune preuve et tentant de renverser la réalité des choses, alors que plusieurs décisions de justice ont établi de manière définitive que l'entreprise avait été victime de falsifications de documents et de vols de plusieurs millions d’euros par son ancien collaborateur".

"Nous regrettons que ce type de manipulation grossière puisse trouver un quelconque écho et porter atteinte à la réputation du groupe", a-t-il ajouté, assurant appliquer "une politique de tolérance zéro à l’égard de tout acte délictueux".a

I.al-Mahmood--BT