Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
La pression s’accroît sur Edouard Philippe en vue d’une primaire de la droite et du centre. Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, a estimé mardi 3 novembre sur BFMTV qu’un vote de départage serait nécessaire avant le premier tour de l’élection présidentielle.
La pression s’accroît sur Edouard Philippe en vue d’une primaire de la droite et du centre. Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau, a estimé mardi 3 novembre sur BFMTV qu’un vote de départage serait nécessaire avant le premier tour de l’élection présidentielle. Une hypothèse déjà soutenue de longue date par David Lisnard, et plus récemment par Gabriel Attal, les deux autres prétendants de cet espace.
Jusqu’ici, le sénateur de Vendée n’avait jamais fermé la porte au principe d’une primaire. Mais il avait estimé fin octobre, lors d’un déjeuner avec David Lisnard organisé par le maire de Béziers Robert Ménard, qu’il n’y participerait que si Edouard Philippe, le mieux placé dans cet espace, en était également.
« Telles que se dessinent les choses, il faudra une primaire, sans doute en début d’année », considère-t-il désormais. A lire aussi :
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D’après lui, Edouard Philippe « sera contraint à un moment ou un autre de l’accepter ». Et ce bien que le maire du Havre ait redit dimanche, en réponse à l’idée d’une « primaire des démocrates » formulée par Gabriel Attal, qu’il s’agissait d’après lui d’un outil de « confusion » et de « division ».
Ce nouveau parti pris s’explique par une nuée de sondages plus que moroses pour l’ancien socle commun. Dans l’enquête Ifop publiée mardi soir par Le Figaro et LCI , Jean-Luc Mélenchon distance ses concurrents dans tous les scénarios en vue de la qualification au second tour. Dans l’hypothèse où les quatre candidats de la droite et du centre restent en lice, il devance Edouard Philippe de près de neuf points.
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Ce n’est pas parti pour », constate de cette manière Bruno Retailleau. Edouard Philippe estime quant à lui qu’il est le seul capable de se qualifier au second tour dans son espace… et donc celui autour duquel doit se faire le rassemblement. « On n’a plus le temps » d’organiser une primaire, évacuait mardi matin le ministre de la Justice Gérald Darmanin, soutien du maire du Havre.
« Si j’étais Bruno Retailleau ou Gabriel Attal, je dirais ce à quoi je tiens. Si Edouard Philippe refuse leurs propositions, je comprendrais qu’ils se présentent », poursuivait le garde des Sceaux.
Le candidat LR propose plutôt d’organiser trois débats télévisés sur les questions régalienne, écologique et de pouvoir d’achat. Cela afin « qu’on éclaire les Français et qu’on organise ces débats pour qu’ils voient nos différences », soutient-il. Gérard Larcher joue les entremetteurs
L’initiative rappelle la primaire sociale-démocrate, organisée à la rentrée après des mois de tractations quant au périmètre des candidats admis et au degré d’ouverture du corps électoral. Raphaël Glucksmann, désigné après un tour unique et une série de débats, en a tiré une légère dynamique dans les intentions de vote.
A droite à l’inverse, elle évoque entre autres les mauvais souvenirs de la déroute de Valérie Pécresse en 2022. A l’époque, mais aussi avant l’élection de 2027, le président du Sénat Gérard Larcher avait joué les entremetteurs au sein de son parti. S’il soutient officiellement Bruno Retailleau, il affirme cette fois qu’« il faudra un sursaut en début d’année » si aucun candidat de la droite et du centre ne s’impose d’ici là.
Le calendrier tranche avec celui d’Edouard Philippe qui souhaite se donner « jusqu’à février » pour convaincre.
T.al-Wazzan--BT