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Ligue des champions: Lyon et Fonseca jouent gros face au Sparta
Ligue des champions: Lyon et Fonseca jouent gros face au Sparta / Photo: © AFP

Ligue des champions: Lyon et Fonseca jouent gros face au Sparta

Après un match aller décevant à Prague contre le Sparta (2-1) lors du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions, Lyon et son entraîneur Paulo Fonseca, critiqué sur ses choix et sa stratégie, jouent déjà très gros mardi (21h00) à l'occasion du match retour.

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Une élimination dès ce stade de la compétition serait un sérieux coup dur pour le club rhodanien, non seulement sportivement, mais aussi en raison des conséquences économiques lourdes qu'aurait une élimination pour un club à la situation financière encore précaire.

Racheté par la femme d'affaire américaine Michele Kang en juin, l'OL est toujours sous surveillance de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du foot français, qui a décidé d'encadrer sa masse salariale.

Participer à la phase de ligue permettrait à l'OL d'enregistrer des recettes à hauteur de quarante à cinquante millions d'euros environ, contre une vingtaine de millions seulement en Ligue Europa.

Mais même s'ils renversent le Sparta, les Lyonnais auraient encore un nouvel obstacle à franchir: un barrage contre Fenerbahçe ou Sturm Graz (aller à l'extérieur le 18 août - retour à domicile le 26).

- L'avenir de Fonseca incertain -

Arrivé fin janvier 2025 en remplacement de Pierre Sage, Fonseca (53 ans), en fin de contrat en juin prochain, ne devrait pas être menacé en cas d'élimination, un licenciement risquant d'encore peser lourd sur les finances de l'OL.

Mais en raison de sa rémunération très importante qui serait, selon plusieurs médias, de 400.000 euros mensuels, il n'est pas non plus certain d'être prolongé.

Son engagement date de l'époque au cours de laquelle l'homme d'affaires américain John Textor dirigeait le club, et concluait des contrats et des transferts très onéreux. Une époque révolue depuis le départ de Textor en juin 2025.

Si le technicien portugais a globalement tiré le meilleur de son effectif depuis son arrivée et fait la promotion de quelques jeunes, sa gestion douteuse de plusieurs matches capitaux interpelle les supporters.

Ceux-ci lui reprochent des éliminations évitables en Ligue Europa contre Manchester United (2-2, 4-5 a.p.) en quart de finale en 2025 ou encore la saison dernière en 8e de finale face au Celta Vigo (1-1, 0-2) après avoir pourtant terminé en tête de la phase de ligue.

La dernière ligne droite du dernier championnat de France a aussi été mal négociée avec une défaite 2-1 à Toulouse suivie d'une déroute à domicile contre un Lens diminué (4-0).

- "Prendre des risques" -

Ce dernier match a coûté cher à l'Olympique lyonnais, à qui il ne manquait qu'un point pour conserver la 3e place qu'il occupait à deux journées de la fin et qui aurait pu le qualifier directement pour la C1.

L'approche du match aller face au Sparta Prague est un nouvel exemple pour les détracteurs de Fonseca d'une gestion jugée trop prudente des matches à enjeux.

Depuis mars 2016, ce dernier n'a plus réussi à se qualifier pour le tour suivant en coupe d'Europe après avoir échoué à gagner au match aller.

Dos au mur, Paulo Fonseca, dont l'équipe n'a remporté que quatre de ses seize dernières rencontres (dont sept défaites) réfute l'idée "d'une revanche personnelle".

"Nous devons gagner et prendre des risques pour inverser un résultat négatif. Il sera important de marquer en premier mais ce sera très disputé", a déclaré le technicien lundi en conférence de presse, précisant que les ailiers Malick Fofana et Ernest Nuamah, remplaçants à l'aller, "débuteraient".

Il a aussi annoncé son choix d'aligner une défense à quatre, plutôt qu'à cinq, avec Moussa Niakhaté de retour de suspension.

"Le problème du match aller n'était pas dû au système mais plutôt au positionnement défensif des joueurs et au manque d'agressivité général", a-t-il avancé.

N.al-Kaabi--BT