Alpes 2030: le CIO rassuré, mais qui maintenant pour incarner ces Jeux?
Après la démission d'Edgar Grospiron, le CIO s'est dit "rassuré" mercredi par l'organisation prévue à Lyon des épreuves de glace, à la place de Nice. Reste maintenant à trouver "la bonne personne" mais sans "prendre trop de temps" pour incarner ces JO-2030.
Au terme d'une visite de trois jours, la délégation du Comité international olympique (CIO) a assuré "quitter Lyon très rassurée par les progrès accomplis" et "confiante dans l'orientation prise par le projet".
"Les fondations des Alpes 2030 sont solides, bien ancrées", a résumé lors d'un point presse Pierre-Olivier Beckers, président de la commission de coordination du CIO.
L'instance de Lausanne a ainsi validé la répartition des épreuves de glace dans la capitale des Gaules et sa métropole, après le rapatriement en catastrophe ce printemps suite au refus du nouveau maire de Nice Eric Ciotti, patron de l'UDR, allié du RN, d'installer une patinoire provisoire dans le stade de foot de la Baie des anges.
En 2030, les près de 80 matches de hockey se répartiront entre la Halle Tony-Garnier au centre de Lyon et la LDLC Arena de Décines-Charpieu. Cette dernière sera réservée à l'accueil des phases finales des compétitions masculines comme féminines en raison de sa plus grande capacité.
Le parc des expositions Eurexpo de Chassieu organisera les épreuves de curling, short-track, patinage artistique et synchronisé qui fera son entrée dans le programme olympique. Y sera également installé le principal centre média des Jeux.
Sur le ski alpin, où une incertitude demeurait sur les pistes choisies, M. Beckers a confirmé que Courchevel accueillerait les épreuves de vitesse et Val d'Isère les épreuves techniques: si les femmes emprunteront la piste de la Joseray, leur arrivée se fera en bas de la mythique Face de Bellevarde, qui servira de piste aux hommes, "pour des jeux riches en sensation", a indiqué Vincent Roberti, directeur général du Comité d'organisation des JO-2030 (Cojop).
Cet ex-préfet a été désigné lundi pour assurer l'intérim le temps que le remplaçant d'Edgar Grospiron soit choisi.
- Ne "pas s'endormir" -
"C'est compliqué d'organiser les Jeux, mais évitons de mettre sur la place publique des querelles à caractère parfois trop personnelles", a plaidé Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux Olympiques au sein du CIO, après le feuilleton sans fin de la crise de gouvernance.
Pour remplacer l'ex-champion de ski de bosses, "il faut la bonne personne" même si "c'est clair qu'on est dans le temps court, il ne faut pas non plus prendre trop de temps", insiste-t-il, interrogé par quelques journalistes.
"Il faut qu'il y ait quelqu'un qui incarne et qui soit un chef" avec "une autorité naturelle" et "un charisme personnel", avait mis en avant mardi Renaud Muselier, président Renaissance de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, faisant état d'un nombre "impressionnant" de candidatures.
Pour la ministre des Sports Marina Ferrari, "il faut prendre le temps, il ne faut pas s'endormir non plus car il faut quand même que nous ayons une incarnation pour le projet des Jeux".
"Aujourd'hui, on n'a pas de retard, mais pas de marge de manoeuvre", a résumé Damien Robert, président de la Solideo, l'établissement chargé de livrer les ouvrages olympiques.
Il y a "une masse d'investissement et de travaux dans un temps hyper réduit, en gros entre début 2027 et mi-2029" et il va falloir faire en sorte de ne pas se retrouver "coincés" en termes de manutention de matériaux, d'approvisionnement, de mobilisation aussi de main-d’œuvre" dans des territoires "où il y a quasiment zéro chômage", a-t-il mis en avant.
O.al-Shaikh--BT